Ce qui se construit de l’autre côté du Léman

Ce qui se construit de l’autre côté du Léman

Un marché à choisir, une offre difficile à expliquer, des supports commerciaux à refaire : les questions marketing arrivent rarement au bon moment, et rarement toutes à la fois. Nous avons repensé notre accompagnement pour y répondre une par une, quand elles se posent.Les entreprises suisses investissent de plus en plus en France. Mais pour une PME, passer la frontière reste un parcours semé de questions. 

Durant tout le mois de septembre, entre Lausanne et Genève, Olivier de Beaufort a défendu une conviction : ce parcours se prépare, et il ne se fait pas seul.

Les chiffres sont sans ambiguïté : la France attire les entreprises suisses. En 2025, elles y ont lancé 98 projets d’investissement, soit 15 % de plus que l’année précédente. La Suisse est ainsi le sixième investisseur étranger du pays, selon l’ambassade de France en Suisse.

Derrière ces chiffres, portés en bonne partie par de grands groupes, la réalité d’une PME est plus nuancée. La CCI France Suisse le reconnaît elle-même : pour qui veut s’implanter de l’autre côté de la frontière, « les questions sont complexes, allant du choix de la forme juridique – succursale ou filiale – aux éventuelles aides de l’État et à la location de locaux ».

C’est sur ce terrain qu’intervient Olivier de Beaufort, qui porte Polypus en Suisse. Et c’est ce sujet qui était au cœur de ses deux rendez-vous de septembre.

À Lausanne, ceux qui l’ont fait racontent

Le premier s’est tenu le 15 septembre, à Lausanne. Une soixantaine de participants avaient fait le déplacement pour le forum « Réussir votre développement en France ». Au programme : des dirigeants suisses venus partager leur expérience du marché français, de leurs premières démarches commerciales jusqu’à leur implantation.

Olivier était dans la salle. De ces témoignages, il retient surtout un rappel utile : « La France n’est pas qu’un imbroglio juridico-administratif. »

À Genève, le casse-tête de l’implantation

Une semaine plus tard, changement de décor et de rôle. Le 22 septembre, la CCI France Suisse réunissait à Genève des décideurs des deux pays pour ses premières Business Sessions, placées sous le thème « Piloter dans l’incertitude ». Cette fois, Olivier était au micro. Aux côtés de Thierry Baglan, du GGBa, l’agence de promotion économique de la Suisse occidentale, il s’est attaqué à un sujet au titre sans détour : le casse-tête de l’implantation.

Le duo a du sens. Le GGBa accompagne les entreprises étrangères qui s’installent en Suisse ; Olivier, celles qui font le chemin inverse. À eux deux, ils couvrent les deux sens de la frontière.

Un marché qui se prépare

De ces deux journées, on retient surtout cette phrase d’Olivier, et ce qu’elle implique. Oui, les règles sont différentes de l’autre côté de la frontière. Oui, les démarches demandent de la méthode. Mais, poursuit-il, « une bonne connaissance des pratiques commerciales et des dispositifs d’accompagnement permet de s’y développer sereinement ». Les chambres de commerce franco-suisses, rappelle-t-il, sont là pour aider les entreprises à réussir.

Autrement dit, le vrai risque n’est pas le marché français lui-même. C’est de l’aborder seul, sans repères et sans relais. Et c’est précisément ce que nous cherchons à éviter avec Explore France. En trois mois, nous aidons une entreprise suisse à préparer son arrivée, à tester son offre auprès de vraies cibles, puis à décider en connaissance de cause de la forme que prendra son implantation. Trois mois pour remplacer les idées reçues par des rendez-vous.

Pendant ce temps, d’autres ponts se construisent

Le travail d’Olivier ne s’arrête pas à la frontière franco-suisse. Il est aussi actif au sein du Club d’affaires Suisse-Québec, qui rapproche deux territoires francophones. Le lien tombe à point nommé, à quelques semaines de notre déplacement au Canada : entre la Suisse, la France et le Québec, les passerelles se multiplient, et nous comptons bien les faire se rejoindre.

Alter Start, l’inclusion par l’entrepreneuriat social

Dernier chantier, plus local celui-là :

Olivier accompagne la structuration de l’accélérateur d’Alter Start.

Alter Start est une association suisse reconnue d’utilité publique, présente à Genève et à Lausanne. Elle accompagne des micro-entrepreneuses et micro-entrepreneurs en situation de précarité ou issus de la migration, dans un parcours destiné à valider, structurer ou accélérer leurs projets.

À travers Polypus Suisse, Olivier y apporte son expertise en développement commercial à 360°, pour baliser et sécuriser le parcours de ces entrepreneurs courageux.

Une entreprise suisse qui regarde vers la France, ou l’inverse ?

L’envie d’échanger sur l’un de ces projets ?

Olivier de Beaufort vous répond.