Le Canada regarde vers l’Europe. Et ça commence souvent par la France
Le Canada regarde vers l’Europe. Et ça commence souvent par la France

« Au Canada, la hiérarchie existe, mais elle crée souvent moins de distance qu’en France. L’accès aux dirigeants y est généralement plus direct. » C’est le constat d’une dirigeante canadienne que nous accompagnons. En France, il faut du réseau et des personnes de confiance pour atteindre un dirigeant. L’envie de France est là, mais il y a des codes à connaître.
Une forêt plutôt qu’un arbre isolé
Le 17 septembre dernier, devant le Parlement européen, Mark Carney a salué la proposition d’Ursula von der Leyen : faire du Canada un membre associé de l’Union européenne. En plein bras de fer commercial avec les États-Unis, le Premier ministre canadien a défendu une idée simple : face aux chocs économiques, aucun pays ne peut plus tenir seul. « Un arbre isolé succombera. Une forêt, non. » Autrement dit, le but n’est pas de se suffire à soi-même, mais de s’allier pour mieux résister ensemble. (Un discours qui fait forcément écho à notre ADN chez Polypus 🙂)
Le même jour, sur France Inter, sa ministre de l’Industrie Mélanie Joly rappelait que ce rapprochement est « basé sur notre histoire » et sur des intérêts concrets, de l’énergie à la souveraineté numérique. Sur le terrain, le mouvement se voit déjà : les entreprises canadiennes regardent vers l’Europe, et c’est très souvent par la France qu’elles commencent.
Pourquoi la France ?
D’abord pour la confiance : entre la France et le Canada, la relation est ancienne, et on part rarement de zéro. Ensuite pour la langue : une entreprise québécoise peut présenter son offre, échanger avec ses premiers clients et négocier dans sa propre langue, dès le premier jour. Enfin parce que la France est un tremplin : les premiers clients français sont une référence crédible pour aller plus loin sur le continent.
Mais attention : parler la même langue ne veut pas dire parler le même langage des affaires.
Les deux pièges qu’on croise le plus souvent
Le premier, c’est de vouloir frapper à toutes les portes dès l’arrivée. L’énergie est là, l’envie aussi, mais on saute une étape : vérifier que le marché français a vraiment les mêmes besoins, et qu’il fonctionne de la même manière qu’au Canada. Une solution qui cartonne à Montréal peut demander un tout autre positionnement à Lyon ou à Paris.
Guillaume Hervé, CEO de Zetane Systems, entreprise technologique québécoise que nous accompagnons, en témoigne :
« Polypus joue un rôle déterminant pour aider notre entreprise, basée au Québec (Canada), à s’implanter sur le marché français. Grâce à son approche pragmatique et axée sur les affaires, l’équipe nous aide à mieux cerner comment positionner notre proposition de valeur et adapter nos pratiques commerciales à la culture d’entreprise française. »
Guillaume Hervé, CEO de Zetane Systems
Le second rejoint le constat de la dirigeante que nous accompagnons : croire que les décideurs français sont aussi accessibles que leurs homologues canadiens. Au Canada, la fonction ne fait pas barrière : un CEO se contacte directement. En France, c’est plus difficile. Il faut du réseau, et être mis en relation par des personnes de confiance. Sans elles, les portes restent longtemps fermées.
Le poulpe fait ses valises
Éviter ces pièges suppose une connaissance fine des deux marchés et un réseau solide de part et d’autre de l’Atlantique. C’est tout le sens de notre présence régulière au Québec. Depuis trois ans, nous nous y rendons chaque automne pour consolider nos relations avec nos partenaires locaux, comme Rézoway, échanger avec les entreprises qui étudient un développement en France et renforcer les liens entre nos deux écosystèmes.
Au fil des années, notre rôle sur place a évolué : nous ne venons plus seulement rencontrer l’écosystème, nous intervenons de plus en plus souvent pour partager notre expérience de l’accompagnement des entreprises canadiennes sur le marché français.
Cette année, Gaël Soulat et Bertrand Caron seront au Canada du 8 au 17 novembre. Leur programme s’étoffe, autour de plusieurs temps forts.
Entretiens Jacques Cartier
Du 8 au 11 novembre · Montréal
Le grand rendez-vous annuel entre Auvergne-Rhône-Alpes et le Québec : plusieurs jours de rencontres entre décideurs, chercheurs et entreprises des deux rives.
Granby Connexion International
12 novembre · Granby (Québec)
Un forum d’affaires qui réunit des entreprises du Canada, de France et du Mexique autour de rencontres B2B et de partenariats commerciaux.
Petit-déjeuner business « Cap sur la France »
17 novembre, 8 h 30 – 11 h · Fauve Canada, Montréal
Comment réussir son développement en France et en Europe ? Une table ronde sans langue de bois sur ce qui fonctionne, ce qui coince et les étapes clés, animée par Laurent Satre (Rézoway), avec Bertrand Caron (Polypus), Tania Tanic (Brainstorm CyberRisk) et Guillaume Hervé (Zetane Systems). Elle sera suivie d’un temps de réseautage. Places limitées, inscription requise.
Rencontres avec nos clients et partenaires québécois
Gaël et Bertrand retrouveront aussi nos trois clients québécois, des partenaires et des entreprises intéressées par la France, pour échanger avec leurs équipes et s’imprégner de leur culture.
Et le reste de l'année ?
Au-delà de ces rendez-vous, nous accompagnons toute l’année les entreprises francophones (Canada, Suisse, Maroc, Belgique…) qui souhaitent s’implanter ou se développer en France. Notre programme Explore France leur permet, en trois mois, de valider leur projet, de rencontrer les bons partenaires et d’ouvrir leurs premières portes.
Vous souhaitez échanger avec nous lors de ce déplacement ?
Contactez Gaël Soulat ou Bertrand Caron pour convenir d’un rendez-vous sur place.